Après plus de 3 ans d’expérimentations, la RATP (Régie Autonome des Transports Parisiens) a annoncé fin mars la commande de 15 bus hybrides (électriques et diesel). Depuis 2009, la RATP avait en effet testé à petite échelle plusieurs modèles de bus hybrides de divers constructeurs. C’est finalement le constructeur allemand MAN, filiale de Volkswagen, qui est sorti du lot avec son modèle Lion’s City.  Celui-ci présente une  technologie avant-gardiste qui a su convaincre l’entreprise parisienne. Il récupère l’énergie dissipée lors du freinage, la stocke dans des condensateurs (au lieu de la transformer en chaleur comme dans des bus classiques) et utilise ensuite cette énergie emmagasinée pour ses moteurs de tractions électriques au lieu de consommer du gazole. Le Lion’s City n’émet ainsi aucun gaz d’échappement à l’arrêt et peut redémarrer en silence en mode purement électrique.

Le Lion’s City a démontré des résultats probants en termes de réduction d’émissions de CO2. Par an, le modèle permettrait d’économiser jusqu’à 10 000 litres de carburant et de réduire de près de 26 tonnes les émissions de CO2 (soit une réduction de 30% par rapport à un bus traditionnel).

La RATP, qui est en train de renouveler une partie de sa flotte, pourrait commander une cinquantaine de bus hybrides en 2013. Cela marque un véritable tournant dans la stratégie de réduction de la consommation d’énergie de l’entreprise qui avait jusque là fait le choix du 100% diesel . Malgré le prix toujours élevé de ces véhicules hybrides (en moyenne 40% plus chers qu’un autobus classique), la RATP semble enfin décidée à emboîter le pas à d’autres villes françaises telles que Strasbourg, Bordeaux ou Perpignan.