Le 4 juillet dernier s’est réuni le Comité de Pilotage du Comité Stratégique de la Filière Nucléaire (CSFN). Les 2 500 entreprises de l’ensemble de la filière nucléaire qui forment ce comité ont défini leurs engagements pour les années à venir.  Aujourd’hui près de 220.000 personnes sont employées dans ce secteur qui réalise 46 milliards d’euros de chiffre d’affaires et représente 10% des exportations françaises. Innovation, exportation et emplois : telles sont les priorités de la filière.

Porter l’innovation dans les PME

La filière nucléaire consacre près de 1,8 milliard d’euros par an à la R&D. Cet effort se concentre majoritairement sur les grands groupes. Le CSFN souhaite faire participer les PME aux projets de R&D grâce à des structures de recherche collaboratives et des financements dédiés.

Exporter le nucléaire français

L’Association des Industriels Français Exportateurs de Nucléaire (AIFEN) a été créée le jour même de la rencontre et doit permettre d’améliorer la visibilité du nucléaire français à l’étranger. Le premier grand salon du nucléaire français devrait avoir lieu en 2014.

Créer des emplois pérennes

D’ici à 2020, la filière s’engage à recruter 110 000 personnes, tout en répartissant le recrutement sur l’ensemble du territoire. L’engagement concerne également les carrières et la formation dans le nucléaire. Ainsi 5500 alternants devront être formés dans les entreprises. La CSFN espère ainsi intégrer durablement les jeunes dans le secteur du nucléaire.

Cette dernière mesure risque de rencontrer un franc succès compte tenu du niveau de chômage historique chez les moins de 25 ans. Mais est-ce que cela suffira pour redorer l’image du nucléaire chez les français ? En effet, d’après un sondage Ifop pour Ouest France, seulement 36% des français sont aujourd’hui favorables au nucléaire.

Pour en savoir plus sur la “transition énergétique et nucléaire” lisez notre éclairage en deux partie !