L’investissement mondial dans les énergies renouvelables continue de baisser en 2013, et ce, pour la deuxième année consécutive. Cette tendance n’épargne pas l’Union Européenne, où le secteur a subi une baisse de 41% des investissements la même année.

Maturité de l’industrie solaire et désengagement de l’Etat

Si les raisons sous-tendant cette diminution sont multiples, nous en retiendrons les deux principales.

La première est la baisse du coût de l’énergie solaire photovoltaïque. En effet, cette énergie arrive à un stade industriel et les coûts de production commencent à décroître. Or, les principaux investissements ont été effectués au sein de cette énergie, rendant cette baisse logique.

La seconde raison est l’incertitude pesant sur les politiques publiques de soutien aux énergies renouvelables (ENR). Ce manque d’engagement de la part de l’État freine les investisseurs, qui réfléchissent à deux fois avant d’investir dans un secteur encore peu mature et dont le développement est assuré en partie par l’Administration elle-même (appels d’offres, etc.).

Les ENR, des gains substantiels pour l’économie ? 

Ce retrait des investissements au sein du secteur ne doit néanmoins pas occulter le fait que ces énergies permettent de générer des gains de productivité en Europe : selon un rapport de la Commission Européenne, par sa DG ECFIN (Direction Générale des Affaires Économiques et Financières), les énergies renouvelables « contribuent à réduire les coûts d’importations des carburants et à améliorer la balance commerciale de l’énergie ». En 2010, 30 milliards d’euros auraient été ainsi économisés sur l’importation d’énergie.

De même, ce besoin d’investissements dans le secteur européen des énergies renouvelables équivaut à parler d’indépendance énergétique. A l’heure où l’UE importe plus de la moitié de son énergie (54% en 2011), et où le débat sur le nucléaire fait rage, les énergies renouvelables apparaissent maintenant comme une solution viable et intéressante de diversification énergétique.