En seulement quelques années les lampadaires éoliens et/ou solaires ont bien progressé. L’amélioration de leur rentabilité a permis à leurs fabricants de s’ouvrir au marché des collectivités pour équiper les villes françaises. Focus sur ces start-up cleantech qui nous éclairent à l’énergie propre…

Les innovations des lampadaires éoliens et/ou solaires

Windela, Nheolis Photolight …Voici quelques noms des lampadaires solaires ou éoliens qui équipent nos agglomérations.

Leur principe de fonctionnement est simple. Le lampadaire utilise une éolienne et/ou des panneaux photovoltaïques comme source d’énergie. L’électricité ainsi créée est ensuite stockée dans des batteries. L’éclairage est généralement de type LED car il présente une faible consommation énergétique.

En ce qui concerne les dernières innovations, les fabricants de Windela communiquent sur une émission sonore inférieure à 12 décibels, un atout pour implanter les lampadaires en zone urbaine. La société française qui produit Nheolight a elle fait le choix de développer sa propre technologie. Aujourd’hui les pales de ses éoliennes ne sont pas alignées sur un seul plan mais “twistées”, « combinant les avantages des éoliennes horizontales (le rendement), à ceux des éoliennes verticales (le silence) ». Les éoliennes actuelles sont également capables de fonctionner par faible vent (à partir de 2m/s).

Les points forts et les derniers freins à lever

Les principaux avantages des lampadaires à vent et/ou solaires sont :

  • L’utilisation d’une énergie propre, renouvelable et gratuite,
  • L’absence de raccord au réseau électrique rendant possible l’implantation de lampadaires dans des zones isolées ou difficiles d’accès,
  • Lorsque des LEDs sont utilisées pour l’éclairage : une durée de vie plus longue qui s’accompagne d’une réduction des coûts de maintenance.

D’autres avantages sont directement issus des spécificités technologiques :

  • Une nuisance sonore moindre,
  • Le rendement éolien continue d’être amélioré, permettant de faire du lampadaire un support multi-service n’ayant plus comme seule fonction l’éclairage. L’énergie stockée dans les batteries peut alimenter les LEDs mais aussi une caméra de surveillance, un capteur de pollution, ou un panneau d’affichage selon les besoins des agglomérations.

Toutefois quelques nuances sont à apporter. D’abord la source d’énergie reste incertaine. L’autonomie de ces lampadaires en cas d’absence de vent ou de soleil est de 4 à 5 nuits. Au-delà, c’est la panne de courant ce qui pose des problèmes de sécurité. Dans certains cas, un éclairage plus sûr peut donc être préféré (éclairage des autoroutes, par exemple). Ensuite, les batteries au lithium et LEDs utilisées contiennent des composants polluants. La collecte et le recyclage de ces composants  est un aspect à ne pas négliger.

Grâce aux dernières innovations technologiques l’éclairage éolien ou solaire est aujourd’hui une solution viable pour les agglomérations.  Si l’énergie utilisée est « propre », le traitement de fin de vie des composants utilisés doit encore progresser.