A quatre mois de la COP21 qui se tiendra à Paris en décembre, la transition énergétique vers l’utilisation et le développement des énergies renouvelables est un sujet qui préoccupe de plus en plus notre société. De nombreux d’acteurs tentent de combler les problématiques des énergies renouvelables, à savoir leur rentabilité et leur stockage.

L’hydrogène, une solution prometteuse

À l’instar de Tesla qui proposera bientôt ses batteries domestiques, le stockage de l’électricité apparait comme une solution miracle permettant de pallier les problèmes d’irrégularités et de distribution des énergies renouvelables. Mais d’autres acteurs ont opté pour des solutions permettant la création et le stockage d’énergie, sous forme d’hydrogène en utilisant l’énergie solaire.

Pour comprendre l’intérêt qu’ils portent à ce vecteur d’énergie, en voici les principaux avantages :

  • A poids égal, il libère trois fois plus d’énergie que le pétrole.
  • Il est présent en très grande quantité sur Terre et dans l’univers puisqu’il est naturellement combiné à d’autres atomes comme notamment l’oxygène pour former l’eau.
  • Sa production à parti d’eau ne génère pas de gaz à effet de serre, seulement de l’oxygène.
  • C’est un excellent vecteur d’énergie en raison de sa remarquable densité énergétique.

En revanche, c’est aussi un gaz inflammable très volumineux, dont la production, le transport et le stockage étaient jusqu’à présent très coûteux et qui est aujourd’hui produit à 95% à base d’énergie fossile.

Plusieurs technologies à l’étude

De nombreux chercheurs travaillent donc sur une production d’hydrogène et des solutions de stockage de l’hydrogène plus rentables, plus propres et plus efficaces grâce à l’eau. Plusieurs technologies permettent la dissociation de l’eau en hydrogène et en oxygène.

Des chercheurs de l’EPFL (École Polytechnique Fédérale de Lausanne) ont travaillé sur une production d’hydrogène économique en repensant la fabrication et le fonctionnement des panneaux solaires. En se penchant sur l’un des meilleurs matériaux permettant la séparation de l’eau en hydrogène et en oxygène, le diséléniure de tungstèn, ils sont parvenus à créer un procédé facilitant sa pause tout en augmentant sa qualité. Ces scientifiques en ont fait un film fin, qu’ils transfèrent ensuite sur un support plastique flexible donnant lieu à un nouveau type de panneau solaire, moins onéreux à la fabrication et produisant de l’hydrogène en lieu et place de l’électricité.

La société française McPhy Energy travaille quant à elle sur une solution de stockage sous forme solide. En utilisant l’électricité excédentaire produite par les éoliennes et les panneaux photovoltaïques elle utilise une technique existante, à savoir la transformation de l’énergie électrique en énergie chimique par électrolyse, pour séparer les molécules d’eau en oxygène et en hydrogène.

L’hydrogène se fixe ensuite sur des galettes de magnésium (abondantes et abordables) qui vont agir comme des éponges.

Pour libérer l’hydrogène, il suffit ensuite de chauffer les galettes à quelques centaines de degrés pour obtenir un rendement de 90%. À l’avenir McPhy s’est fixé pour objectif d’obtenir 1 kilo d’hydrogène produit et stocké pour seulement 5€ en utilisant 10 litres d’eau.

 

De plus en plus de solutions de production et de stockages d’hydrogènes répondant aux problématiques de pollution, de gaspillage et de coûts ont été développées ces derniers mois, et même s’il faudra encore quelques années pour en améliorer les rendements, l’hydrogène pourrait bien être en passe d’obtenir l’avancée technique dont elle a besoin pour devenir l’énergie de demain.