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Nokia veut recharger ses téléphones avec du son

On n’arrête plus la piézoélectricité ! Grâce à la nanotechnologie, la moindre vibration, y compris une onde sonore, peut désormais être récupérée pour créer de l’électricité. En exploitant ce procédé, Nokia espère trouver une alternative aux batteries au lithium et développer une batterie qui se recharge à partir du son ambiant.

Rappel : qu’est-ce que la piézoélectricité?

La piézoélectricité, c’est cette propriété que possèdent certains matériaux (comme le quartz) de réagir à une contrainte mécanique en se polarisant électriquement. En soumettant ces matériaux à une simple pression, déformation ou vibration, il est donc possible de créer du courant.

Les applications de la piézoélectricité se multiplient depuis quelques années et certaines avaient déjà retenu notre attention : dalles au sol des boîtes de nuits ou sur les trottoirs récupérant l’énergie des pas humains pour alimenter l’éclairage, récupération des vibrations des voitures sur autoroutes ou des rames de métro

(pour plus d’informations sur la piézoélectricité et ses applications, n’hésitez pas à lire cet éclairage)

L’ambition de Nokia : une batterie qui se recharge au son

Aujourd’hui, Nokia franchit un pas supplémentaire et souhaite développer une batterie de téléphone portable…  se rechargeant à partir des vibrations sonores !

Se rapprochant d’experts en nanotechnologie, la marque espère ainsi mettre au point une batterie fonctionnant à l’aide d’un nanogénérateur à l’oxyde de zinc. En effet, lorsqu’il est réduit à une taille minuscule (de l’ordre du milliardième de mètre), l’oxyde de zinc devient suffisamment piézoélectrique pour répondre aux vibrations de l’environnement ambiant et générer  « une tension de 5 Volt, tension suffisante pour alimenter un Nokia Lumia 925 ». Toute source de bruit devient alors une source  d’énergie pour votre téléphone portable.

 « Si les ondes sonores peuvent donc être transformées en énergie, il devient ainsi possible d’utiliser la musique, le trafic routier, les chants d’un stade ou encore sa propre voix pour recharger un téléphone ».

Quelques perspectives

Le principe est finalement toujours le même : récupérer une énergie mécanique « gaspillée » en temps normal. Mais désormais, c’est la moindre déformation qui est récupérable grâce à la nanotechnologie et de nouvelles applications sont envisageables :

  • Nous avions par exemple déjà évoqué l’innovation Pilo, cette pile qui se recharge en étant secouée quelques secondes
  • Des murs anti-bruit ainsi que des gratte-ciel sont également à l’étude afin de convertir la pollution sonore des villes en électricité
  • Enfin, initiative plus fantaisiste, une équipe de chercheurs canadiens cherche même à convertir nos mouvements de mâchoire en électricité. Le rendement de leur prototype doit encore être amélioré mais ils espèrent, à terme, permettre aux personnes équipées d’implants cochléaires ou de prothèses auditives de recharger leurs appareils à travers leur mastication quotidienne (alimentation ou parole)

L’adage reste on ne peut plus vrai : « rien ne se perd… ». Même pas les paroles en l’air.

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