Débat national sur la transition énergétique :  le 31 janvier, le groupe de contact des entreprises de l’énergie s’est réuni pour la première fois au Cabinet du Ministère de l’écologie à Paris.

Fin novembre 2012, le débat national sur la transition énergétique est lancé par Delphine Batho, Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie. Le Conseil national du Débat est constitué de sept collèges qui doivent permettre à tous les acteurs de s’exprimer : les organisations syndicales, les ONG, les parlementaires, les élus locaux… Mais surprise : les entreprises de l’énergie, qu’elles soient actrices ou consommatrices n’ont pas voix au chapitre. Les plaintes ne tardent pas à s’élever face à cette absence flagrante et le gouvernement y répond en créant le groupe de contact des entreprises de l’énergie.

Ce groupe de contact hétéroclite est constitué de plus de 150 entreprises et organisations professionnelles, allant du producteur d’énergie au gestionnaire de réseaux, en passant par les équipementiers mais aussi les entreprises consommatrices d’énergie qui devront elles aussi réfléchir à l’impact de la transition énergétique sur leur activité.
Parmi ces entreprises, 23 constituent le noyau dur du groupe et se réuniront régulièrement. Dans ce noyau dur, on retrouve les incontournables : EDF, GDF Suez, Total, Areva, Alstom,ou encore le Syndicat des Énergies Renouvelables. Le duo Saint-Gobain / Schneider Electric a été désigné comme pilote du groupe.

Quel sera concrètement le rôle de ce groupe par rapport aux autres instances du débat sur la transition énergétique ? Il devra prendre position sur les travaux au fil de l’eau et pourra aussi lui-même émettre des propositions. Il servira à la fois à ’”organiser un dialogue intense et transparent avec les entreprises de l’énergie et à influer sur leur stratégie“, a souligné Laurence Tubiana, facilitatrice du débat.

Pendant la réunion du 31 janvier, des groupes de travail ont été formés. Ils plancheront sur quatre grands thèmes :

  • les filières industrielles
  • l’efficacité énergétique
  • les énergies renouvelables
  • l’impact sur la compétitivité.

Actu-Environnement a pu recueillir les réactions à chaud de quelques acteurs au sortir de ce premier rendez-vous des entreprises.

Maintenant que les aspects organisationnels ont été abordés et le périmètre confirmé, il va falloir se pencher sur le fond. À suivre …