Alors que 42,9% des Français trient leurs déchets ménagers, le tri à la source des biodéchets peine à se démocratiser. Pourtant, les biodéchets offrent des perspectives de valorisation énergétique non négligeables. Il faut pour cela les composter sur place ou bien les collecter séparément des ordures ménagères.

Les 2ième, 12ième et 19ième arrondissements Parisiens expérimentent la collecte séparée des déchets depuis 2017. Les résultats sont encourageants: le 12ème et le 2ème collectent respectivement de 65 à 70 tonnes et de 10 à 12 tonnes de biodéchets. Ils rejoignent ensuite un centre de compostage ou de méthanisation. Cette opération s’inscrit dans le sens de la loi sur la transition énergétique, qui  prévoit que tous les ménages aient une possibilité de valoriser ou faire valoriser leur biodéchets d’ici 2025.

Ailleurs en Europe existent d’autres exemple de valorisation réussi des biodéchets. A Augsbourg, une ville bavaroise, les déchets des particuliers sont triés, amassés dans des bacs et ramassés par la société de gestion des déchets de l’intercommunalité. Elle les transporte ensuite vers des sites de méthanisation. Cette collecte participe directement à l’essor de la filière biométhane Allemande, bien plus développée qu’en France. Elle permet de valoriser 55 000 tonnes de biodéchets chaque année, de produire 14 000 tonnes d’engrais liquide, 12 000 tonnes de digestat et 5,4 millions de m3 de biogaz (3 millions de m3 une fois traité en biométhane). Cela représente la consommation de 3 000 voitures parcourant 15 000 km par an.

Ces chiffres invitent à porter un autre regard sur le contenu de nos poubelles. Nous vous proposons d’en apprendre plus dans l’infographie suivante.

 

biodéchets ménagers - infographie EnegyStream