Longtemps considéré comme la chasse gardée des grandes structures, une problématique que seules les multinationales pouvaient jusqu’alors adresser, le développement durable représente aujourd’hui un enjeu majeur pour les entreprises, les collectivités ou encore les administrations. Quelle que soit leur taille, la composante environnementale s’inscrit plus que jamais dans les stratégies de développement des entreprises, qui réalisent que la diminution à la fois de leur facture énergétique et de leur empreinte environnementale contribue directement à l’amélioration de leur compétitivité.

 Quelques chiffres

Avec pas moins de 3000 certificats délivrés en France depuis la publication de la norme ISO 14001, et plus de 90.000 dans le monde[1], la mise en place de Système de Management Environnemental (SME) s’est fortement démocratisée, notamment auprès des PME et TPE. Encouragées par les autorités publiques, ces démarches de certification restent volontaires, et leur multiplication témoigne de toute l’envergure de cette problématique.

C’est ainsi que la notion de management environnemental est apparue. Mais de quoi est-il question ?

 Le management environnemental

Véritable vecteur du développement durable, la composante environnementale fait partie intégrante du management des entreprises, d’où la notion de management environnemental. L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME) définit ce dernier comme étant un ensemble de « méthodes de gestion et d’organisation visant à prendre en compte l’impact des activités sur l’environnement et à les évaluer pour les réduire » [2]. Le management environnemental peut être opéré à deux niveaux :

  • « À l’échelle de l’organisme, sur les sites de production, [il] peut se traduire par exemple par un ” Eco-audit ” ou une démarche de certification ISO 14001 ou EMAS. [Il] constitue un outil de gestion interne à l’entreprise, fondé sur le principe de l’amélioration continue.
  • À l’échelle du produit, [il] dépasse les murs de l’entreprise puisqu’il conduit à concevoir ou à améliorer les produits de manière à minimiser l’ensemble de leurs impacts sur l’environnement, à toutes les étapes de leur cycle de vie (c’est-à-dire depuis la production des matériaux qui les constituent jusqu’à leur mise au rebut). »

Les enjeux

Dans la pratique, le management environnemental peut avoir plusieurs finalités pour les entreprises, selon qu’elles cherchent à améliorer leur efficacité énergétique –et donc leur compétitivité-, mettre en place une politique de responsabilité sociale envers les parties prenantes, se mettre en adéquation avec les contraintes réglementaires, ou encore satisfaire aux nouvelles exigences de leurs clients de produits moins énergivores.

Plus précisément, l’attention des clients portée à la composante environnementale dans les produits relève davantage de l’émergence d’une véritable tendance de consommation que d’un simple effet de mode. En effet, pour 56% des Français[3], la présence d’éco-labels favorise la probabilité d’achat, et pour une majorité d’entre eux, les informations présentées dans l’étiquette-énergie[4] sont un facteur décisif dans l’achat de produits d’électro-ménager par exemple.

La série Management Environnemental

Dans cette série, nous vous présenterons régulièrement des exemples d’initiatives d’entreprises en termes de management environnemental, de l’éco-conception aux bâtiments HQE en passant par la certification.

À venir : le cas Bonduelle…

 


[1] http://www.actu-environnement.com/

[2] http://www.ademe.fr/

[3] http://www.terraeco.net/

[4] L’étiquette-énergie présente les caractéristiques de l’appareil telles que la capacité, la consommation d’énergie, la consommation, la classe d’efficacité, etc. – http://ecocitoyens.ademe.fr/mes-achats/bien-acheter/electromenager