Horizons Hydrogène 29 et 30 novembre 2021

L’actualité récente, avec notamment les températures extrêmes remontées au Canada ces dernières semaines ou encore l’annonce du Plan Climat Européen, confirme que l’enjeu climatique est central pour l’ensemble des Etats. Les différents plans de relance post crise sanitaire ont d’ailleurs intégrés des actions concrètes, marquées par des investissements importants, visant à accélérer la décarbonation.

Quels que soient les secteurs d’activités (Industrie, Mobilités, etc.), de nouvelles alternatives énergétiques sont à l’étude ou en cours de déploiement, afin de réduire les émissions carbone et l’impact de l’activité sur l’environnement.

L’hydrogène, acteur majeur de la décarbonation

HydrogèneL’hydrogène apparaît aujourd’hui comme un vecteur énergétique en capacité de répondre à un certain nombre d’enjeux associés à la décarbonation (en particulier sur des usages difficilement électrifiables) et plus globalement à la transition énergétique. Que ce soit sur le plan technologique (capacités de production d’hydrogène renouvelable via électrolyse, piles à combustibles, etc.) ou bien sur le développement territorial (émergence d’écosystèmes hydrogène à l’échelle nationale et internationale), l’hydrogène a le vent en poupe depuis maintenant plusieurs mois. En effet, depuis le mois de septembre 2020, au cours duquel Bruno LEMAIRE et Barbara POMPILI ont présenté le plan stratégique français (détaillé dans l’un de nos précédents articles) à horizon 2030, les projets et initiatives régionales autour de l’hydrogène ne cessent de se multiplier.

L’hydrogène présente un potentiel de décarbonation sur une grande partie de la chaîne de valeur. La stratégie hydrogène française a ainsi mis en avant un plan d’investissement majeur, avec 7 milliards d’euros prévus d’ici 2030, en se concentrant sur la décarbonation des secteurs de l’Industrie et de la Mobilité.

Première priorité : le secteur industriel

La réduction des émissions carbone associées à la production et aux usages industriels de l’hydrogène est aujourd’hui une priorité car l’hydrogène utilisé actuellement est largement “carboné” (dit également hydrogène “gris”), c’est à dire produit à partir d’énergies fossiles (vaporeformage du méthane, gazéification du charbon, etc.). Cette production représente aujourd’hui plus de 95% de la production mondiale d’hydrogène (aux alentours de 70 Mt). A titre d’exemple, 1 tonne d’hydrogène produite à partir du vaporeformage du méthane représente environ 10 tonnes de CO2 émises. C’est pourquoi les deux axes suivants ont été priorisés en vue d’accélérer la transition énergétique de la filière :

  • Décarboner la production d’hydrogène en développant à grande échelle et en fiabilisant les infrastructures de production d’hydrogène renouvelable (également appelé hydrogène “vert”) utilisant le procédé d’électrolyse. L’objectif est ici de décarboner l’hydrogène déjà utilisé par les industriels historiques, et de permettre d’en alimenter de nouveaux. Pour cela, de nombreux projets ont été lancés pour augmenter les capacités de production afin de répondre aux besoins de consommation. Le plan stratégique français autour de l’hydrogène fixe l’objectif d’atteindre 6,5 GW de capacité de production d’hydrogène renouvelable d’ici 2030. A titre d’illustration, le projet Masshylia porté par TOTAL et ENGIE est un très bon exemple d’initiative de grande ampleur qui vise à décarboner la production d’hydrogène renouvelable à partir d’énergie solaire afin d’alimenter une bioraffinerie.
  • Décarboner certains processus industriels aujourd’hui émetteurs de carbone en maximisant l’usage d’hydrogène renouvelable, par exemple en substituant des carburants fossiles par de l’hydrogène décarboné. La décarbonation des usages industriels de l’hydrogène demeure une priorité car 90% de l’hydrogène produit à l’échelle mondiale (et donc “carboné”) est à destination d’industries polluantes : raffinage du pétrole, production d’ammoniac et d’engrais azotés, etc. Par exemple, pour le secteur de la métallurgie, le fait de remplacer le processus actuel de combustion du charbon par un process de réduction du minerai avec de l’hydrogène renouvelable constitue une des opportunités en cours d’étude pour réduire les émissions de carbone.

Seconde priorité : le secteur de la mobilité

Le secteur des transports représente aujourd’hui en France 27% des émissions de GES globales. La France a donc fait de la décarbonation du secteur de la Mobilité sa seconde priorité dans son plan stratégique hydrogène. En effet, en s’appuyant sur la technologie de la pile à combustible, l’hydrogène offre un réel potentiel de réduction des émissions carbone associé à différents types de véhicules : légers (voiture de particuliers, taxis, flottes captives d’entreprises, etc.) et principalement lourds (bus, camions, bennes à ordures, trains ou encore bateaux). Avec une échéance plus lointaine, les acteurs clés du secteur aérien envisagent également de développer des avions à hydrogène pour accélérer la transition énergétique du secteur.

La mobilité lourde, pour des raisons de facilité de stockage de l’hydrogène, de potentiel de réduction des émissions de CO2, ou encore de niveau de performance recherché, a été priorisée en termes de déploiement. S’ajoute au développement de véhicules lourds à hydrogène une accélération du maillage territorial avec des stations d’avitaillement, un enjeu clé pour assurer le développement de la filière. Pour de nombreux cas d’usages autour de la mobilité, l’hydrogène s’est inséré dans le paysage d’acteurs œuvrant pour la transition énergétique du secteur des transports, dans lequel les véhicules électriques à batterie évoluent déjà largement depuis plusieurs années. A titre d’exemple, WAVESTONE a récemment mis en avant le projet de déploiement du premier train hydrogène en Bourgogne-Franche-Comté ou encore le projet de déploiement de fourgons à hydrogène lancé par le groupe STELLANTIS.

 

Force est de constater qu’un réel engouement s’est construit autour de l’hydrogène et en particulier autour des cas d’usages pour lesquels son potentiel de décarbonation est mis en avant. La coopération entre les pays européens, notamment entre la France et l’Allemagne, reste également un enjeu clé pour accélérer le déploiement des infrastructures et atteindre une maturité technologique le plus rapidement possible pour limiter au maximum les coûts d’implémentation.

Le potentiel de décarbonation via l’hydrogène sera le sujet cœur du prochain congrès Horizons Hydrogène

WAVESTONE sera Content Partner du prochain congrès Horizons Hydrogène qui se tiendra les 29 et 30 novembre 2021 au Pullman Paris Centre Bercy. Véritable lieu d’information et de veille autour du développement de la filière hydrogène, le congrès réunira plus de 500 professionnels à travers divers formats d’échange et de débats sur les enjeux clés associés à l’essor de l’hydrogène. Horizons Hydrogène, c’est aussi 30 Sponsors & Partenaires et 100 speakers qui se relaieront pour présenter leurs convictions et projets autour de l’hydrogène. La décarbonation sera ainsi le sujet cœur de cet événement mis en avant lors de nombreuses interventions d’acteurs clés de la filière hydrogène. En voici quelques exemples au programme du congrès :

L’ensemble des thématiques autour de l’accélération de la filière seront ainsi traitées avec notamment un focus sur les mécanismes de financement et les différentes typologies d’acteurs qui œuvrent pour faire de l’hydrogène renouvelable le nouveau vecteur énergétique de demain. A ce titre, WAVESTONE réalisera un radar des startups françaises de la filière hydrogène qui sera publié en amont du congrès. En effet, la R&D et l’Innovation représentent la 3ème priorité de la stratégie hydrogène française en termes d’investissements. Que ce soit sur le plan technologique ou sur la construction d’écosystèmes, chaque acteur de la chaine de valeur joue aujourd’hui un ou plusieurs rôles clés, quelle que soit sa proposition de valeur ou sa taille. Les événements à l’image du congrès Horizons Hydrogène sont donc essentiels pour optimiser la mise en relation des différents acteurs de la filière. Il s’agit également d’assurer une convergence vers des objectifs technologiques, économiques et sociétaux communs en matière de développement de l’hydrogène.

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